Faire le plan de son potager

Plan de potager

Intégrer des plantes compagnes dans votre potager, telles que la bourrache ou le souci, peut aider à éloigner les nuisibles tout en attirant les pollinisateurs.

Enrichir le sol avec du compost maison est une méthode écologique qui contribue à la bonne santé de vos plantations et à un jardinage durable.

La rotation des cultures est une pratique essentielle pour maintenir l’équilibre nutritif de votre jardin et prévenir l’épuisement du sol.

Vous envisagez de débuter votre potager ou de l’accroître, de l’améliorer ou de l’optimiser ? Avant l’aménagement en lui-même, il vous faudra avant tout en élaborer le plan, ou a minima, le perfectionner, et ce quelle que soit la dimension de votre jardin. Mais, pourquoi et comment échafauder ce croquis, et, au-delà, cette planification ?

Pourquoi ?

Etablir un plan est une étape capitale avant de créer ou de développer son potager, et s’avère indispensable lorsque le jardin n’est pas très grand : il convient en effet d’optimiser l’espace, et chaque parcelle compte.

Cette organisation s’effectue de préférence pendant l’hiver, lorsque les activités au jardin demandent moins de temps. Vous pourrez laisser libre court à votre imagination et à vos envies, tout en respectant certaines contraintes fondamentales.Vous aurez tout loisir de rectifier, de réajuster et de finaliser votre plan. Il faut que celui-ci soit totalement adapté à vous, à votre jardin et à vos besoins.

Les contraintes

Il faut procéder par ordre : partir du général pour s’occuper ensuite du détail.

Choisir le type de potager

Il vous faudra tout d’abord décider de ce que vous allez dessiner : un potager classique (de longs sillons parallèles directement au sol), un potager vertical (sous forme de tipis ou de pyramides), un potager sur balcon (à l’aide de bacs, de jardinières, de sacs ou d’étagères par exemple), un potager en carrés (des bacs surélevés, à hauteur humaine), ou encore un potager en lasagnes (à même le sol, il se compose de couches successives de cartons et de terre).

Définir les dimensions (besoins, taille du jardin, allées)

La taille de votre potager dépendra de celle de votre jardin et de l’importance que vous voulez lui donner. Ainsi, si vous avez un jardin de taille moyenne, il vous faudra définir si vous souhaitez qu’il occupe la totalité de l’espace, ou si vous préférez qu’il s’établisse sur la surface équivalente au verger, par exemple.

Vos besoins en terme de potager ne sont pas les mêmes si vous vivre tout seul(e), si vous êtes deux ou cinq personnes. Il faut adapter la taille du potager au nombre de bouches à nourrir : inutile de vouloir cultiver un hectare pour un seul individu.

N’oubliez pas que créer un potager implique de devoir s’en occuper régulièrement. Plus celui-ci sera grand, plus vous devrez lui consacrer du temps. Il vaut mieux débuter avec un potager à taille réduite, quitte à l’agrandir les années suivantes.

Il vous faudra également prévoir les allées pour circuler entre les cultures. Que vous choisissiez de faire un potager au sol, un potager en carrés ou un potager en lasagnes, vous devrez pouvoir accéder à toutes vos parcelles. Pour la largeur des artères, comptez une soixantaine de centimètres, voire 80, un peu plus encore si vous ou l’un de vos proches êtes en fauteuil roulant. Ces allées peuvent être droites ou bien arrondies.

Concernant la largeur des cultures, prévoyez 1.30 mètre maximum : il faut que vous puissiez atteindre les plantes du milieu. Si vous cultivez un potager en carrés, vous devrez vous limiter à 30 centimètres par carré, soit une largeur totale de 1.20 mètre.

Repérer les zones : ombre, température, luminosité, dénivelé

Dans votre jardin, il y a naturellement plusieurs aires : certains lieux sont particulièrement ombrageux, d’autres au contraire lumineux. La température n’est pas exactement identique partout, et même le dénivelé peut être différent.

Vous devrez bien déceler les différentes zones, pour pouvoir choisir les espèces qui seront le mieux adaptées à tel ou tel endroit. En effet, chaque légume a ses propres caractéristiques et ses propres besoins en matière de luminosité et de température.

Les endroits à l’abri du vent ainsi que l’orientation sont également à prendre en compte : une même plante ne va pas forcément s’épanouir de la même manière si elle est implantée au sud ou au nord.

Dans votre plan, vous devrez également faire figurer différents éléments du jardin : les haies, les mares, les arbres et arbustes, les allées, les abris et, très importants, les points d’eau et récupérateurs d’eau de pluie.

Pour déterminer toutes ces zones, notamment l’ensoleillement, vous devrez idéalement faire un dessin ou prendre une photo à quatre moments de la journée : le matin, le midi, en début et en fin de journée. L’étendue de ces zones sera différente selon la saison durant laquelle vous effectuerez le relevé, mais cela constituera un bon début.

Il vous faudra éviter d’implanter votre potager dans les zones les plus venteuses (sauf si vous prévoyez de faire pousser une haie pour protéger), ou ne bénéficiant pas d’au moins 5 heures d’ensoleillement par jour, exposées plein nord ou trop humides. Choisissez de créer votre potager non loin de la maison et d’un point d’eau. Si vous vivez dans un lotissement, assurez-vous que la culture d’un potager n’est pas interdite par le règlement.

Application pour potager

Sélectionner le nombre d’espèces et définir les espèces en question

Choisissez les légumes que vous voudrez manger, et dont la culture est possible en potager, et implantez-les. N’hésitez pas non plus à découvrir de nouvelles espèces et à faire pousser des légumes dits oubliés. Vous trouverez assez facilement des semences dans les jardineries, sur internet ou dans des échanges de graines.

Prévoir les autres éléments

Lorsque l’on cultive un potager, on a souvent besoin d’autres éléments à proximité : définissez l’emplacement du compost (en tas ou en silo) pour transformer vos épluchures et les “déchets” de taille en amendement.

Si vous le souhaitez et que vous avez suffisamment de place, n’hésitez pas à ajouter une serre à votre potager : non chauffée, elle est écologique et permet de cultiver des plantes frileuses qui s’épanouiraient difficilement dans le potager (comme le poivron, l’aubergine, le concombre ou le melon si votre région est fraîche), et d’anticiper les semis au printemps.

N’oubliez pas de façonner votre potager à vos besoins, mais aussi à votre image et à vos envies. Vous pouvez piocher différents styles et les implanter comme bon vous semble : un escargot ou soleil d’herbes aromatiques, des tipis, des bacs de légumes, et quelques lasagnes un peu plus loin par exemple.

L’utiliser

Une fois le plan de votre potager finalisé et réalisé, vous aurez à cœur d’organiser la rotation et l’association des cultures : la proximité de certaines plantes se révèlent plutôt bénéfiques pour d’autres, et il convient, pour éviter la propagation des maladies et des parasites, de ne pas cultiver la même famille de plantes ou le même type de plantes d’affilée.

Parmi les familles de plantes, on peut citer par exemple les alliacées (ail, oignon, ciboulette, poireau, échalote), les cucurbitacées (courges, concombre et cornichon, courgette), les brassicacées (choux, radis, navet), les solanacées (pomme de terre, aubergine, tomate), les fabacées (lentille, pois, haricot), etc.

On distingue les légumes-racines (radis, carotte), les légumes-feuilles (épinard, laitue), les légumes-fruits (tomate, cornichon), les légumes-tiges (asperge, céleri-branche), les légumes-tubercules (pomme de terre, topinambour), les légumes-gousses (pois, haricot), les légumes-bulbes (oignon, ail) et les légumes-fleurs (brocoli, artichaut).